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  • Les Michels

Minimalisme et zéro déchet : quelles différences ?

Alors que l’on remet de plus en plus en question les modes de vie consuméristes construits autour de l’exigence du « toujours plus », des alternatives émergent pour adopter un mode de vie plus équilibre et éco-responsable.


Seulement, on a parfois du mal à s’y retrouver entre les codes et caractéristiques de chacun.


Ainsi, nombreux sont ceux qui confondent minimalisme et zéro déchet.


Alors, quelles différences ? Un mode de vie minimaliste revient-il à adopter le « zéro déchet » comme règle de vie ? Comment informer son quotidien selon les principes de l’un et de l’autre ? On vous dit tout !



Le minimalisme : une tendance qui nous vient du Japon


Le minimalisme est une tendance qui nous vient tout droit du Japon.


Depuis la seconde guerre mondiale, le pays a connu un véritable boom économique appuyé par le dynamisme de sa croissance, évolution qui s’est traduite par une modernisation de la société et par l’adoption d’un mode de vie plus occidental. Or, cela s’opposait à toute une tradition japonaise qui cherchait à éviter tout ce qui était en surplus, en excès, bref toute forme de luxe. Et, s’il ne s’agit pas de vivre en ascète, le minimalisme s’inscrit directement dans cette tendance qui vise à promouvoir le « posséder moins, pour vivre mieux ».



En ce sens, le minimalisme s’appuie sur un principe simple : l’avoir et l’être ne sont pas symétriques. Ce n’est donc pas parce que l’on possède davantage que l’on est davantage, que l’on s’épanouit davantage dans son être. Pire encore, se soumettre à une logique de l’avoir engendre nécessairement de la division, puisque cela revient à se soumettre à une logique de l’appétit… et l’appétit en veut toujours plus ! Il ne coïncide donc jamais avec son but.


Il faut donc amorcer un mouvement en retour, pour déterminer l’avoir, ce que l’on possède, achète, échange, acquiert en fonction de l’être. D’où la règle d’or du minimalisme : ne posséder que l’essentiel. Toutefois, il faut tordre le cou aux visions réductrices qui ne voient dans le minimalisme qu’une forme de retour en arrière comme s’il s’agissait de ne répondre qu’aux besoins primaires.



Un besoin qui vient de moi ou qui m’est imposé ?


Il est en fait surtout question de lutter contre ce besoin que l’on a de posséder tel ou tel objet en raison d’un impératif social de représentation.


Dès lors, le tri peut s’opérer plus facilement : ai-je besoin du téléphone dernier cri parce qu’il me permet d’exprimer quelque chose d’essentiel ou pour donner une image de moi conforme au modèle social ?


Le mode de vie minimaliste ne vise pas la rupture totale avec la société mais à se libérer progressivement d’impératifs extérieurs qui nous submergent. Que ce soit la publicité, les informations, les médias, les tendances, les modes qui vont et qui viennent et qui nous imposent leur rythme et leurs exigences.


Or, dans cette cascade d’informations, on finit par en oublier l’essentiel.


Et, parmi l’essentiel, il y a avant tout le temps. Si la culture japonaise se distingue de la culture occidentale, c’est bien par sa notion du vide. Le vide n’y est pas vécu comme un manque qu’il faudrait combler à tout prix, mais bien comme une occasion, comme une ouverture, comme un espace dans lequel des possibilités sont présentes.





Eviter la saturation, c’est donc d’abord prendre le temps de souffler et c’est bien plus facile à faire quand on évite de saturer son espace et son quotidien.


Le minimalisme vise donc à restaurer une forme de bien-être en renversant les exigences propres au consumérisme. Plutôt que de passer son temps à se comparer, à chercher le « toujours mieux » que représente le dernier cri, il invite à se recentrer sur soi-même pour se réapproprier son temps. Ensuite vient le moment de repenser ses possessions et c’est là que le minimalisme nous donne accès à des critères de sélection intéressants.



Chercher l’essentiel, éviter le superflu


Prenons trois exemples : le shopping, les sorties et les activités.


Le mode de vie minimaliste n’est pas austère, il ne vise pas l’uniformité et ne vous demande pas de vous plier à des exigences qui seraient celles des autres ou de renoncer à des choses qui vous sont essentielles. Il demande toutefois une certaine réflexion et un examen critique de vos pratiques. Ce, non pas pour vous culpabiliser, mais bien pour vous soumettre au prisme suivant : est-ce que cela me rend vraiment heureux, épanoui, me permet de m’affirmer ou non ?



Ainsi, si vous vous accordez une sortie shopping, la question devient la suivante : tel achat répond-il à un besoin ou est-il superflu ? On peut, de temps à autre, revoir sa garde-robe. La question est de freiner la dimension spontanée de vos achats qui sont en général dictés par la publicité ou la facilité. Lire les étiquettes pour savoir ce que l’on achète, prendre le temps d’évaluer ses propres besoins et ce que nous apporte réellement tel vêtement. Il en est de même au restaurant : est-ce que ce que je choisis comme plat répond à un besoin de mon corps ? Parmi les ingrédients qu’il contient, est-ce que ceux-ci ne risquent pas de ma ballonner ou de m’empêcher de dormir ? Loin de s’interdire les sorties ou de vivre en ermite, il faut plutôt voir cela comme un gain de maîtrise sur son quotidien.


Et, bien sûr, il n’est pas question de supprimer des activités sous prétexte qu’elles ne seraient pas des besoins primaires. Être minimaliste ne veut pas dire arrêter d’acheter des livres. Encore une fois, il s’agit de se poser les bonnes questions : est-il utile d’acheter encore des livres s’il y en a que je n’ai pas terminés ? Faut-il nécessairement acheter ou puis-je les emprunter en bibliothèque ? Ceux que j’ai lus et ne compte pas relire, ne devrais-je pas plutôt les déposer dans des bibliothèques publiques ou même des écoles ?



Repenser l’idée même de consommation


Nous avons souvent l’habitude de considérer ce que nous possédons comme des produits à consommer. Et cela s’applique tout autant au pot de yaourt qu’aux vêtements et aux livres. Or, on ne consomme pas un yaourt comme l’on consomme un livre. Avoir lu un livre ne veut pas dire qu’il est fini, qu’il n’a plus rien à offrir. D’où le fait que le minimalisme nous pousse à repenser notre mode de consommation et notre rapport à celle-ci. Plutôt que de me mettre au centre du circuit de la production, mieux vaut y réintroduire les principes d’une économie circulaire : ainsi, le minimalisme encourage l’échange, le recyclage, le prêt, le don…


Ainsi, le livre que je ne lis plus et ne lirai sans doute plus, si je ne le jette pas, j’ai souvent tendance à le conserver dans ma bibliothèque. Il serait sans doute plus utile de le remettre en bibliothèque ou dans des espaces dédiés à l’emprunt de livres : librairies itinérantes et autres… Le produit en question peut ainsi être consulté par d’autres et réutilisé… En suivant ce principe, je bénéficie aussi des lectures de mes voisins et des abonnés de telle ou telle bibliothèque. Dès lors, la consommation peut se passer de la nécessité de l’achat et, donc, de la surproduction. Un produit peut servir à plusieurs personnes et même parfois à des centaines !


C’est ce qui nous mène petit à petit au « zéro déchet ».


Le minimalisme vise le zéro déchet mais ne se confond pas avec lui. Le zéro déchet, à son tour, nous propose de changer une conception toute simple, celle du déchet. Que l’on pense à nos épluchures, à nos vieilleries, ou plus généralement à ce que l’on n’utilise plus, on le pense toujours comme « bon à jeter » et c’est précisément ce qu’il s’agit de changer.



En finir avec la notion de déchet


On a tendance à considérer comme un déchet ce que l’on a fini d’utiliser.


Ainsi, comme un enfant qui jette son jouet quand celui-ci l’ennuie, nous avons tendance à mettre à la poubelle ce que nous n’utilisons plus.


Or, qui nous dit que cet objet ne peut pas servir à quelqu’un d’autre ? Et, dans l’absolu, qu’est-ce qui constitue un véritable déchet ? Qu’est-ce qui, dans le système de la biodiversité, est vraiment bon à jeter ? Le tri, le recyclage, le compostage nous montrent bien que lorsqu’un produit n’est plus bon à être utilisé par nous, il peut encore servir dans d’autres circonstances. Et c’est bien cette conception que vise à établir le zéro déchet.


En ce sens, la notion de zéro déchet nous pousse à nous décentrer.


Et c’est bien l’une des distinctions que l’on peut voir entre zéro déchet et minimalisme. Si le mode de vie minimaliste nous permet de nous recentrer sur soi-même, le zéro déchet nous pousse à prendre en compte la nature et à la mettre au centre. Dans la nature, la notion de déchet n’existe pas, et c’est bien sur ce principe que l’on peut redéfinir nos pratiques. En prenant cela en compte, le zéro déchet vise ainsi davantage à mettre en avant la nature comme source d’équilibre, d’où la nécessité de la protéger plutôt que de la soumettre à une exploitation qui va créer un déséquilibre.





Le zéro déchet ajoute donc une exigence qui est de supprimer ce qui peut avoir des conséquences néfastes sur les écosystèmes qui nous entourent.


D’où quelques impératifs : bannir les plastiques et autres emballages non réutilisables et qui mettent des siècles à se décomposer ; privilégier le do-it-yourself plutôt que d’opter pour de l’instantané ; penser en terme de circularité plutôt que de se voir comme le terme d’une chaîne de consommation.


Il n’est donc pas tant question de s’imposer des normes drastiques que de repenser son rapport à la nature pour y voir non plus un simple moyen soumis à nos fins particulières, mais un système qui nous donne l’occasion d’une consommation responsable et équilibrée.



Des modes de vie complémentaires


Le minimalisme et le zéro déchet ne doivent donc pas être pensés comme équivalents, mais ne doivent pas non plus être opposés.


En effet, on voit bien que l’un mène à l’autre. Si le minimalisme permet de remettre l’essentiel humain au cœur de nos modes de vie, il nous engage vers une prise en compte de la nature, à commencer par notre nature. Le zéro déchet ne fait qu’en pousser la logique au point de nous penser comme participant d’un système plus grand que nous qui nous permet d’atteindre le bien-être à condition de le respecter.


Cela passe bien sûr par un certain travail sur soi et sur ses représentations. La première exigence de ces modes de vie alternatifs est bien entendu d’oser repenser son rapport à l’objet et, plus largement, au monde. Cela implique un moment critique de remise en question et d’interrogation mais ils nous offrent surtout la possibilité d’atteindre un bien-être véritable. C’est un peu comme de changer d’optique pour avoir une vision un peu plus claire.


De nombreuses associations, institutions, et même entreprises proposent un accompagnement pour vous aider à adopter ces nouveaux modes de vie. Non pas en vous les imposant, ce serait un contresens total, mais en vous aidant à amorcer ces petits changements. Que ce soit après une période de deuil ou suite au tri que nécessite un déménagement, les périodes propices aux changements sont multiples. Mais il faut parfois être guidé pour réussir à emprunter un nouveau chemin, d’autant plus quand on ne se sent plus épanoui dans son mode de vie.



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