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Déchets dangereux au domicile : comment les identifier et qu’en faire ?

Les vacances sont aussi des moments idéaux pour se livrer à un grand tri ménager.


Du grand nettoyage, au tri de vos biens, vous avez besoin d’y voir un peu plus clair et de vous débarrasser enfin de certains encombrants.


Seulement voilà, une question vous taraude : où puis-je jeter tel produit dangereux ? Ces produits ménagers ne sont-ils pas toxiques ? Puis-je me contenter de les jeter à la poubelle ?


A mesure que les normes européennes se complexifient, il est bon de prendre l’habitude de reconnaître les déchets dangereux afin de pouvoir les jeter sans prendre de risque. Petit tour d’horizon.



Qu’appelle-t-on un déchet dangereux ?


Produits ménagers et produits d’entretien, résidus suite à des travaux dans votre intérieur, emballages ou encore déchets médicaux, nombreux sont les produits pouvant représenter un danger. Il est donc nécessaire de savoir les définir, les reconnaître et les trier d’une manière adéquate.


On appelle déchet dangereux tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, tout matériau, tout produit ou plus généralement tout bien meuble, abandonné ou que son propriétaire destine à l’abandon.


Cela peut donc aller du simple encombrant, c’est-à-dire du meuble abandonné sur la voie chaussée et pouvant donc constituer un danger, notamment en obstruant le passage et pouvant ainsi mettre en danger une personne handicapée ou en manque d’autonomie, aux déchets de construction pouvant contenir des produits toxiques comme de l’amiante ou du PCB (polychlorobiphényles et polychloroterphényles).



Ces déchets peuvent surtout présenter un risque pour la santé humaine, et sont donc soumis à une réglementation très stricte dont il est bon de s’informer. D’autant que les effets néfastes peuvent mettre du temps à se faire remarquer. De l’empoisonnement au plomb, aux risques présentés par le mercure, des petits objets du quotidien peuvent représenter un danger notamment s’ils sont anciens. Mieux vaut donc rester vigilants et savoir comment s’en débarrasser.


Comment reconnaître un déchet dangereux ?


C’est l’article R541-8 du code de l’environnement qui définit les « déchets dangereux ». Cet article stipule : « on appelle dangereux tout déchet qui présente une ou plusieurs des propriétés de dangers énumérées » dans une liste établie en accord avec l’union européenne.


Cette liste contient par exemple les propriétés suivantes : caractère explosif, infectieux, inflammable, cancérigène, toxique… Ces déchets sont normalement signalés par un astérisque. On sera également attentif à ce que l’on définit comme un déchet inerte.


On appelle déchet inerte, tout déchet qui n’est pas modifié ou transformé chimiquement, physiquement ou biologiquement, qui ne se décompose pas ni ne brûle et ne produit aucune réaction physique ou chimique. Un déchet inerte n’est pas biodégradable et ne détériore pas les matières avec lesquelles il entre en contact d’une manière susceptible d’entraîner des dommages environnementaux ou des risques pour la santé humaine.


Les déchets dangereux sont donc soumis à des normes d’emballage stricts afin de permettre à quiconque de les reconnaître aisément. Parmi eux, on trouve par exemple : la soude, l’acide, les solvants, les produits phytosanitaires, la peinture, l’huile de friture ou la vidange… Pour les reconnaître, il convient de savoir identifier les pictogrammes qui sont placés sur l’emballage et qui sont en général assez faciles à interpréter.


Ils indiquent les risques suivants : « j’explose », « je flambe », « je fais flamber », « je suis sous pression », « je ronge », « je tue », « j’altère la santé », « je nuis gravement à la santé », « je pollue ».



Or, bien souvent, les ménages ne tiennent pas compte de ces pictogrammes et préfèrent se débarrasser de leurs produits dangereux comme de n’importe quel déchet : en les jetant à la poubelle. C’est prendre un risque inconsidéré puisque selon les propriétés de ses éléments, un déchet entrant en contact avec un autre peut devenir mortel. Ces déchets sont ainsi soumis à une interdiction de mélange avec d’autres produits, puisque leur contact peut entraîner un risque supplémentaire. Mais ce n’est pas tout puisqu’ils peuvent ensuite également porter atteinte à l’environnement. Mieux vaut donc être prudent et trouver la solution idéale pour s’en débarrasser.



Un traitement particulier


Il est donc impossible de traiter un déchet dangereux comme n’importe quel déchet ménager.


En effet, les déchets dits dangereux ne peuvent être pris en charge que par des centres spécialisés, conformes aux normes établies à l’échelle européenne et disposant des moyens nécessaires à leur traitement et à leur recyclage. On pense bien sûr aux déchetteries qui disposent d’espace de stockage pouvant satisfaire aux exigences environnementales et permettre un meilleur traitement de ces déchets spéciaux. Mais attention on ne peut pas non plus jeter tout et n’importe quoi en déchetterie.


Celles-ci sont faites pour accueillir vos déchets hors ordures ménagères. En somme, vous devez pouvoir vous débarrasser des ordures spécifiques, celles que vous ne pouvez pas jeter à la poubelle. Ainsi, vous pouvez déposer en déchetterie votre huile de vidange, vos batteries, vos piles, vos vieux pneus de voiture et autres déchets pouvant contenir du plomb, du mercure, du cadmium, de l’acide sulfurique etc… Ces déchets nécessitent un traitement à part et les déchetteries possèdent en général des espaces prévus à cet effet.


En revanche, d’autres types de déchets dangereux ne peuvent être laissés en déchetterie. C’est le cas par exemple les bouteilles de gaz vides ou pleines. Cela représente un risque trop important et les déchetteries ne sont pas habilitées à traiter ce type de déchets. Il faut donc les retourner à l’enseigne qui vous les a vendues. Si vous avez un doute sur tel ou tel produit, le bon réflexe c’est d’appeler d’abord votre centre de traitement de déchets le plus proche pour savoir s’il peut ou non accueillir le produit en question. On vous propose donc un petit tour d’horizon des déchets dangereux les plus communs.



Déchets amiantés


L’amiante n’est pas un matériau à part entière mais un nom générique pour désigner six types distincts de minéraux naturels représentant un danger pour l’Homme. Ces minéraux sont des silicates hydratés qui se répartissent en deux groupes : la serpentine et les amphiboles. L’amiante peut ainsi se présenter sous une forme fibreuse, souvent la plus connue, mais aussi sous une forme non fibreuse, dite non abestiforme. L’amiante est de 400 à 500 fois moins épaisse qu’un cheveu, et ses fibres sont donc invisibles à l’œil nu. Le problème de l’amiante est donc bien que ses fibres ne sont pas visibles dans les poussières de l’atmosphère. Or, elles représentent un danger important pour la santé humaine.


En effet, l’amiante est responsable de nombreuses maladies mortelles d’où le besoin de s’en débarrasser dans les habitations. Les fibres d’amiante peuvent ainsi se balader dans l’air, être inhalées et se loger au fond des poumons. Elles provoquent alors de graves maladies respiratoires : plaques pleurales, cancers des poumons et même de la plèvre ou mésothéliome. Si certaines maladies ne se développent qu’après une longue exposition, une exposition même brève peut entraîner de sévères dommages pulmonaires. Ainsi, même si les effets ne se font sentir qu’après plusieurs années d’exposition, le risque à court terme est réel.


Si au niveau européen, l’extraction, la fabrication et la transformation des fibres d’amiante sont interdites depuis 1999, il est encore possible d’en trouver dans certaines installations construites auparavant. En cas de risque d’exposition à l’amiante, il convient de faire appel à une entreprise de désamiantage qui s’occupera de la vérification et de l’assainissement du bâtiment. Les déchets amiantés sont alors traités dans des centres spécialisés. On encapsule alors les matériaux amiantés pour qu’ils n’émettent plus de fibres ou, alors, on peut les retirer de manière définitive.



Les déchets contenant des PCB


On distingue d’abord entre la composition chimique des PCB et des PCT. Les premiers sont les polychlorobiphényles et les seconds les polychloroterphényles.


Ces composants chimiques sont des dérivés chimiques chlorés qu’on appelle plus communément des pyralènes. Ils sont classés parmi les polluants organiques persistants. Très largement utilisées par l’industrie dans les années 30, elles servaient notamment d’isolants électriques, et peuvent encore être trouvées dans des transformateurs ou même dans les condensateurs. On trouve également des PCB dans les turbines ou dans la composition de certaines huiles, de soudures et d’adhésifs, de peinture et de papiers collants.


Les PCB et PCT représentent surtout un véritable risque pour l’environnement. En effet, leur structure moléculaire les rend extrêmement persistants dans l’écosystème, les PCB et PCT ne s’éliminent qu’avec une extrême lenteur et peuvent pénétrer les tissus graisseux. Ils entrent ainsi dans la chaîne alimentaire et peuvent se concentrer à très haute dose. On peut ainsi trouver ces éléments dans vos cellules. Or, les PCB entrainent l’apparition de cancers, des risques de stérilité, mais peuvent aussi attaquer votre système immunitaire.


Là-encore, si vous avez un transformateur ou un condensateur susceptible de contenir des PCB, la seule solution est de faire appel à une entreprise spécialisée. Celle-ci s’occupera de démanteler vos déchets dangereux et d’incinérer les fluides contenant des PCB, ce dans des fours spéciaux à très haute température. Mais leur destruction coûte très cher. C’est pourquoi des centres de stockage ont été créés dans l’attente de pouvoir les traiter.



Les déchets médicaux


Les déchets médicaux désignent l’ensemble des produits transformés utilisés à des fins de soin.


Que ce soit les produits utilisés en hôpital ou ceux contenus dans votre pharmacie personnelle, ces produits sont donc soumis à une législation propre car ils peuvent représenter un danger pour l’environnement mais aussi pour vous. On distingue néanmoins les déchets dits hôteliers, c’est-à-dire ceux qui servent à l’administration du médicament : l’emballage, le verre d’une seringue, le papier de la notice… Et les déchets à risque infectieux qui, eux, doivent être collectés et détruits, le plus souvent par incinération.


Ainsi, les objets piquants ou coupants, les produits sanguins, les produits thérapeutiques ou encore les déchets anatomiques présentent un risque. Que l’on pense à une seringue usagée, ou à des médicaments qui peuvent éventuellement être périmés, mieux vaut s’en débarrasser pour ne pas courir le risque d’une prise malheureuse. Différentes solutions existent, dont celle de l’incinération, mais elle n’est pas la seule.



Vous pouvez par exemple rapporter vos médicaments non utilisés ou périmés directement dans votre pharmacie de quartier. Des collectes de déchets médicaux sont aussi organisées par les agglomérations afin de veiller à leur traitement. Mais pour palier au risque écologique que présente l’incinération, on utilise aussi de nouvelles solutions : la stérilisation à la vapeur d’eau ou encore la désinfection au micro-ondes sont des solutions efficaces et qui permettent de transformer des déchets infectieux en déchets classiques.



Comment prévenir les risques ?


Quelques gestes simples peuvent vous permettre de diminuer considérablement les risques encourus.


D’abord, le rangement et le stockage de ces déchets. Il convient ainsi de les rassembler au maximum : les produits ménagers doivent avoir leur espace attitré, tout comme les produits médicaux, les peintures, les solvants etc… Si vous êtes bricoleur par exemple, sécurisez au maximum votre atelier de bricolage. Conservez-les également dans leurs emballages et assurez-vous que les étiquettes soient bien visibles.


Ensuite, lisez bien la notice d’utilisation. Les produits susceptibles de devenir des déchets dangereux doivent être utilisés suivant des conditions bien précises. Ainsi, vous pouvez vous en servir en portant un masque ou des gants de protection. Ce matériel doit correspondre aux risques encourus par exposition à ces matériaux.


Enfin, n’hésitez pas à vous renseigner auprès d’organismes spécialisés si vous avez un doute sur la nature du produit, notamment si l’étiquette a été arrachée. Ne vous livrez pas à des gestes imprudents : renifler le produit ou en verser un peu pour essayer de le reconnaître.

Vous pouvez ainsi consulter la recommandation CNAMTS R437 relative à la collecte des déchets ménagers et assimilés, et la brochure INRS ED 914, datée de 2005, relative à la conception des centres de tri des déchets.



Sources :


- Ordures (Collecte et traitement des), Bossons-fute.fr

- La prévention des risques de collecte et tri des déchets, Officiel-prevention.com

- Les déchets dangereux, Ademe.fr

- Les déchets dangereux, Smicotom.fr

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